L'aigle d'or

Éric Le Bel


Selon les dernières estimations, le Québec compterait une soixantaine de couples nicheurs d'aigle royal (Aquila chrysaetos), le plus grand des rapaces diurnes. Au début du 20e siècle et pendant des décennies, l'aigle royal - aussi appelé aigle doré - a été persécuté car on croyait, à tort, qu'il s'en prenait aux animaux domestiques. Plusieurs centaines de milliers d'aigles furent abattus par ignorance. Ajouté à cela le DDT et la destruction de son habitat et vous comprendrez pourquoi il est maintenant rare d'observer ce majestueux oiseau de proie en nature. L'espèce affectionne les grands espaces et est un prédateur se nourrissant principalement de lièvre, de marmottes, de bernaches et de canards. De nos jours, l'aigle royal est protégé par la Loi sur les espèces menacées et vulnérables, laquelle stipule qu'il est interdit d'installer une éolienne à moins de 20 km d'un nid. Or, l'un des 60 nids au Québec se situe dans le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie à proximité duquel est projeté l'aménagement d'un parc éolien. Pour les romains, l'aigle royal était le symbole de la puissance et de la victoire. Espérons qu'il aidera les citoyens à remporter cette bataille!



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